L’ACTEUR MOULOUKOU SOULEYMANE CISSE REVE D’UN CINEMA DE HAUT NIVEAU POUR LA GUINEE
Mouloukou Souleymane Cissé, une figure montante du cinéma guinéen. Grâce à ses interprétations et sa capacité d’adaptation à plusieurs personnages de rôles différents, l’acteur est aujourd’hui dans plusieurs films guinéens. Actuellement en plein tournage de la série ‹‹ CRAVATE CAFÉ ›› dont il est le personnage principal, il ambitionne une carrière légendaire.
Pour hisser le septième art guinéen en haut de la pyramide, la Guinée doit compter sur ses générations montantes. Parmi elles, figure Mouloukou Souleymane Cissé alias Papus Cissé. Diplômé en comptabilité, il fait aujourd’hui carrière en cinéma grâce à un courage et une flamme qu’il allume en lui.
‹‹Je m’oublie quand je joue. Je ne suis pas moi-même en ce moment. Et je l’ai toujours fait. C’est la passion. Et sans la passion, on ne peut rien faire. Le cinéma ne paie pas pour le moment en Guinée. Donc pour le faire et le faire en plein temps, il faut l’aimer.›› a-t-il confié.

Sur le continent, la Guinée fait partie des pays africains à débuter le cinéma. Après l’Afrique du Sud en 1910, la Tunisie en 1924, l’Egypte en 1928, le Madagascar 1937 et le Congo en 1950, la Guinée a occupé la sixième place avec le film « Mouramani’’ de Mamoudou Touré, sous l’administration coloniale en 1953. C’est d’ailleurs l’histoire dont Souleymane Gando a retracé dans son documentaire,
‹‹ AU CIMETIERE DE LA PELLICULE ››. C’est ainsi le combat de Papus Cissé.
‹‹Ma première motivation est de voir le cinéma guinéen reprendre sa place sur le continent. Ce n’est pas tout le monde qui le sait, mais le cinéma guinéen fut le pionnier en Afrique subsaharienne.››

Ce cinéaste guinéen a aussi des ambitions personnelles. Celles de faire valoir ses compétences partout sur le continent, mais aussi dans le monde entier.
‹‹ Dans ma carrière, je veux aller très loin. Je vais mettre la barre très haute. Parce que je pense que c’est légitime qu’il y est des cinéastes qui puissent marcher sur le toit du cinéma africain ou mondial.›› insiste -t-il.
Aujourd’hui , le gros problème du cinéma guinéen, c’est le manque de soutien financier. Or, qui dit cinéma, parle d’investissement économique en première ligne.
Arabiou Barry