LE CINEMA GUINEEN EST ORPHELIN DE SALLES

Les maux du septième art guinéen ne se limitent pas qu’à la production et à la distribution des produits cinématographiques. De nos jours, même les salles qui réunissaient les amateurs du cinéma sont laissées pour compte.

Le cinéma est aussi impacté de nos jours par le numérique. Si, auparavant, les salles de cinéma attiraient l’avidité, aujourd’hui les réalités ont changé. Les smartphones ont remplacé ces temples du cinéma.

Djariou Bah, DGA du CCFG

‹‹  Aujourd’hui, les jeunes préfèrent regarder un film sur leur smartphone plutôt que d’aller au cinéma. Ils se tournent vers Netflix et autres pour trouver un film.››, explique Hadja Djariou Bah, directrice générale adjointe du centre culturel Franco guinéen.

L’abandon des salles de cinéma est un problème, la radiation en est un autre. Si ces temples publics du septième art ont tous existé par le passé, aujourd’hui la Guinée n’en a aucun. L’auteure Fatou Sagnane pense que cette réalité risque d’envahir encore plus le secteur.

 ‹‹ C’est tuer le cinéma, tuer son créateur, car le cinéaste ne produit pas pour lui-même, mais pour un public. Donc, si ce film n’est pas consommé, son travail n’existe pas.››

Conakry a aujourd’hui trois salles de cinéma. Tout en précisant qu’aucune d’entre elles n’appartient à l’État guinéen.  Pour amener les gens en salle de cinéma, la directrice générale adjointe du CCFG pense que, ‹‹ il faut aller vers les acteurs et les producteurs pour diffuser leur programme. Il s’agit également de proposer de bons films et d’offrir des espaces de diffusion pour attirer les personnes. Il faut aussi faire comprendre aux jeunes qu’il vaut mieux voir un film dans une salle que sur un smartphone.››

Par le passé, précisément sous le premier régime guinéen, la capitale guinéenne comptait une dizaine de salles de cinéma. Il s’agissait, entre autres, le cinéma Mandingue, le cinéma Mimo de Matoto, et le cinéma 8 novembre…

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