DINKO ET MINKA SONT DES COURTRS-METRAGES QUI PARLENT DES REALITES AFRICAINES
Mohamed Camara est un cinéaste guinéen né en 1959 à Conakry. Il a réalisé plusieurs films en Guinée et ailleurs dans le monde. Parmi ces films figurent DINKO et MINKA. Tous les deux sont des courts-métrages qui parlent des réalités africaines et projetées ce mercredi à l’hôtel Mariador Palace.
Il a étudié à l’atelier Blanche Salant (Paris), puis, il a été directeur de l’Office National du Cinéma Guinéen (ONACIG).
Ce mercredi, ses deux films de courts-métrages ont été projetés à l’occasion du mercredi du cinéma initié par Espace Guinée Créative. Le film DINKO est réalisé 1992 et a été projeté en premier à l’hôtel Mariador Palace.
L’auteur montre jusque où une mère est prête pour son enfant.
« Je parle d’une mère qui est obligée de coucher avec son enfant pour qu’il puisse voir. C’est un film que j’ai écrit sous forme d’une lettre d’amour que je lançais aux mères de famille pour leur dire réellement que je comprends les souffrances qu’elles mènent pour amener leurs enfants à être accepté dans la société. Parce que, une mère tant que son fils n’a pas atteint un endroit où il faut être complètement libre dans la société, elles ne vont pas rester tranquilles. Les mamans ont des difficultés et des problèmes. Nous tous nous vivons, mais personnes ne sait ce que sa maman a fait pour être intégré dans la société. Ce secret est un hommage qu’il faut rendre à nos mamans, pour leur dire merci. » Nous a expliqué Mohamed Camara, Cinéaste.
Cinéaste de renommé international, il a réalisé DAKAN en 1997 et il est acteur dans Périgord noir, réalisé en 1988 par le réalisateur français Nicolas Ribowski. En 1994, il réalise « MINKA ». Dans ce court-métrage, le cinéaste expose les conséquences de la méchanceté.
« Tout e monde sait qu’on a été enfant, mais personne ne s’en souvient. Les adultes sont tellement cruelles envers les enfants aujourd’hui, qu’à un moment donné il y a des enfants qui se donnent la mort dans nos villages et dans les grandes villes. MINKA est un orphelin qui vit avec son beau-père. Et ce dernier a peur que MINKA découvre que c’est lui qui a tué son père. Maintenant, il était cruel envers l’enfant et finalement, il s’est donné la mort.» a -t-il expliqué.

Ibrahima Alhassane Camara