LA GRANDE PREMIERE DU ‘’CŒUR D’ENFANT’’, UN COUR-METRAGE QUI EXPOSE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET AUX ENFANTS

La grande première du film intitulé « CŒUR D’ENFANT » a eu lieu le vendredi, 12 avril 2024 au Centre Culturel Franco Guinéen CCFG. La réalisatrice Isabelle kolkol LOUA met en lumière plusieurs thématiques notamment, la protection des enfants et les femmes. L’événement a mobilisé des autorités, acteurs du cinéma et plusieurs citoyens.

Cette projection est marquée par la présence des grandes figures du cinéma guinéen notamment, Moussa Kemoko Diakité, une des icônes, le directeur général de l’Office National du cinéma de la vidéo et de la photographie de Guinée (ONACIG), Noël Lamah et son adjoint, honorable Fabara koné et tant d’autres ont pris part à cette grande première. Isabelle kolkol Loué renvoie un message de sensibilisation sur les violences basée sur le genre.

« Le cycle de la violence ne concerne pas que les personnes âgées, les enfants subissent beaucoup. Donc, pour interrompre ce cycle-là, il faut qu’on mêle des enfants dans la lutte contre ce fléau qui gangrène notre société. Les enfants sont mieux placés pour faire passer le message sur le fait que la violence n’est pas un bon comportement. » Explique-t-elle ?

Ce film aborde les maux dont sont victimes les femmes et les jeunes filles à longueur de journée dans les foyers. Un comportement qui ne reste pas méconnu dans les sociétés africaines. Pour éradiquer ces faits nuisibles à l’épanouissement de la junte féminine, la réalisatrice décide de faire parler à travers le 7e art.

Le représentant du ministre de la Culture de l’artisanat et du tourisme, Mamadou Aliou Barry n’a pas manqué de toucher du doigt l’importance du cinéma dans la société, soulignant ainsi l’engagement de l’Etat à soutenir le secteur.

« C’est un appel de notre engagement envers la protection des plus vulnérables de nos sociétés à travers le cinéma. Le cinéma détient le pouvoir de susciter l’empathie de dénoncer les injustices et d’inspirer la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants comme l’illustre ce court-métrage « Cœur d’enfants ». Le gouvernement conscient du pouvoir transformateur du cinéma en tant qu’outil de sensibilisation et de mobilisation sociale est résolument engagé à promouvoir et à soutenir l’industrie cinématographique guinéenne. », a laissé entendre le conseiller principal du ministre de la Culture de l’artisanat et du tourisme.

Selon les spectateurs, le film a d’une importance capitale dans la sensibilisation pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants dans les sociétés africaines.

Le Président de la Fédération Nationale des Cinéastes de Guinée, FENACIG s’est réjoui de la qualité de l’œuvre et des messages qu’elle véhicule tout en remerciant l’effort fournit par des partenaires.

« Nous remercions les partenaires Enabel, l’Union européenne, Africalia et Lagui+ qui ont facilité la production. La réalisatrice a à travers un langage cinématographie a mis un sujet de réflexion qui réveille le débat. C’est ça la fonction du cinéma. On ne vient pas prétendre à résoudre tous les problèmes, mais à travers nos œuvres, on vient susciter le débat. »

Ibrahima Camara

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