CLOTURE DU FESTIVAL « LES 7 JOURS DU 7e ART » : LA GUINEE RAFLE PLUSIEURS PRIX
Le festival « Les 7 jours du 7e art » qui a débuté le 14 décembre 2024 a pris fin ce vendredi, au CCFG. Ce rendez-vous cinématographique a connu plusieurs activités notamment, la projection des films, des panels et plusieurs autres activités. La cérémonie de clôture a été couronnée par des témoignages et la remise des prix aux heureux gagnants.
Cérémonie de clôture du festival « Les 7 jours du 7e art » : un événement pas comme les autres
A l’occasion de cette cérémonie de clôture, plusieurs films ont remporté des prix dans différentes catégories. Et cela a été rendu possible grâce à la présidente du jury, la cinéaste camerounaise, Françoise Ellong. Dans sa prise de parole, la réalisatrice s’est réjouie d’avoir passé une excellente semaine en Guinée soulignant de l’accueil chaleureux dont elle a bénéficié. Elle a indiqué que la Guinée est un paradis et le guinéen est généreux. Elle a aussi rappelé les critères qui ont conduit aux résultats.
Françoise Ellong, scénariste et réalisatrice de film, a également exhorté les guinéens de tout bord à soutenir les 7 jours du 7e art.

« Et vraiment, si vous ne soutenez pas Oury encore, et bien vous devez le faire. Parce que des personnes dévouées, il n’y en a pas beaucoup. Des personnes qui peuvent se sacrifier pour les autres, il n’y en a pas beaucoup. Et ce monsieur-là, il sacrifie chaque seconde de son temps pour nous tous là. Il sacrifie chaque seconde de son temps pour que le cinéma vienne à nous. Qu’il vienne vers nous, dans le pardon. Il faut une marge, il faut soutenir ce monsieur-là. », a conseillé la camerounaise.
Ému et satisfait de la qualité et de la réussite de l’événement, le coordinateur du festival a remercié toute l’équipe et l’ensemble des personnes de près ou de loin ayant contribué à la réussite de cette 6e édition.
« FARENGHA », remporte le prix du meilleur film documentaire
La Guinée a remporté 5 sur 6 prix décernés à ce festival. Diallo Mamadou Saliou, réalisateur a vu son film documentaire remporté le prix dans cette catégorie. Il a félicité les organisateurs avant de noter qu’il n’y avait pas des récompenses pour les artistes guinéens.
« Là, j’ai un sentiment de joie. Et cela, ça me donne envie d’abord de remercier toute mon équipe parce que ce travail, ce n’est pas que le mien. S’il a été apprécié là aujourd’hui, c’est parce qu’il y a des gens qui m’ont accompagné, qui m’ont compris et qui m’ont vraiment aidé dans ce travail-là. Je suis vraiment content là où je suis, vraiment. Pour le festival, la 6ème édition, les 7 jours du 7ème art, moi, je leur souhaite encore beaucoup de succès, beaucoup d’autres années encore de progression, parce que c’est une première en Guinée, il n’y a pas de récompense pour des jeunes artistes, donc vraiment je leur souhaite encore beaucoup de succès. », martèle-t-il
Prix Mohamed Camara, coordinateur du « Salon du Cinéma guinéen »
Ce festival a également penché à un de leur. Mohamed Camara, coordinateur général du « Salon du Cinéma guinéen », enseignant chercheur, décédé, il y a de cela quelques semaines. Un homme qui a tout donné au cinéma guinéen. Il était au service du 7e art et contribuait à donner un souffle aux acteurs du cinéma en Guinée à travers le salon du cinéma.
L’équipe du festival les « 7 jours du 7ème art » a ainsi décidé désormais de donner un prix à un de ces combattants en guise de reconnaissance pour tous les efforts qu’il a fourni à son vivant mais, aussi immortaliser un homme qui a beaucoup servi le paysage cinématographique guinéen.
La remise des satisfecit au programme
Cette soirée de joie et de partage des témoignages émouvants et de sourire a connu également une remise des satisfecit aux vaillants membres dudit festival. Une manière de les encourager mais également de témoigner leur travail abattu pendant les 7 jours au service de l’art. Parmi les bénéficiaires, Sory Oularé, responsable de la mobilisation, étudiant en comptabilité, amoureux du cinéma, acteur, a exprimé sa joie « Le sentiment que j’ai aujourd’hui, je suis satisfait à plus d’un titre, parce que j’ai été chargé de la mobilisation du début à la fin. »
Il a souligné les expériences acquises au cours de ce grand rendez-vous cinématographique.
« La vie déjà, c’est de l’apprentissage. Au fur et à mesure que tu continues à faire des trucs, tu apprends. Et moi, j’étais bleu dans l’affaire. J’étais amoureux du cinéma, mais je n’avais jamais participé à un festival. C’est ma toute première fois de participer à un festival, un grand festival à dimension internationale. Je crois que j’ai beaucoup appris. J’ai beaucoup appris les méthodes de travail, comment ça se passe avec le cinéma, l’écriture des sélections de films, tout ça. Merci. Je crois que ça peut me servir étant amoureux du cinéma, ça peut me servir dans le futur. », se réjouit-t-il avant de rappeler que ce festival est le fruit d’un long travail, d’un travail acharné qu’ils ont effectué, indique-t-il
Rappelle des faits
C’est un festival qui n’est plus à présenter au vu de ses activités menées sur le terrain. Cette 6e édition n’a pas été un simple Festival mais plutôt un enseignement pour le peuple de Guinée. Pendant plusieurs jours, de nombreux films ont été projetés auprès du public guinéen pour profiter de cette semaine. Au rond-point de Hamdallaye en passant par l’ISAMK/D et au CCFG. Des vendeuses et vendeurs, devant leur marchandises ont été confrontés parfois à la vente et à contempler des films guinéens et étrangers. Des films, qui, la majorité parle de l’identité culturelle du monde noire.
La liste des prix décernés et le nom des films et réalisateur
Critique cinéma « L’histoire de Souleymane »
Meilleur film documentaire : « Farengha » de Saliou Diallo
Prix Mohamed Camara : « Haiti na guinéen » Réalisé par Idriss Kaba »
Mention spéciale : « Cœur d’enfants » Réalisé par Élisabeth Kolkol Loua, court-métrage
Meilleur long-métrage : « L’histoire de Souleymane »
Meilleur court-métrage : « Sirène » de Sara Malleon, Martinique
Ibrahima Alhassane Camara