CINÉMA : UNE REVUE PANAFRICAINE SUR LES TRACES DES GRANDES FIGURES DU CONTINENT

La projection du film HYRDE DIAMA a eu lieu ce jeudi au Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG), dans le cadre du projet porté par la revue panafricaine CHIMURENG. Ce projet, enraciné dans l’héritage du cinéaste sénégalais Ousmane Sembène, vise à retracer les parcours de figures emblématiques du continent africain, telles que Samory Touré et Kakou Moussa. La projection a connu des conseillers du CNT, des acteurs du cinéma populaire ainsi que des cinéphiles.

La revue CHIMURENGA, installée en Afrique du Sud depuis plus de deux décennies, s’attache à valoriser les personnalités historiques africaines. Selon la présidente de la Fédération Africaine de la Critique Cinématographique, Sagnane Condé, « il y a une revue panafricaine qui s’appelle Chimurenga, qui veut dire la “lutte”, qui met le focus sur les personnalités, sur des figures emblématiques de l’Afrique ». Elle précise également que cette revue collecte des archives dans différents pays afin de créer un support de vulgarisation destiné à restituer l’histoire africaine dans sa dimension culturelle, identitaire et humaine.

Le projet s’inscrit dans la continuité d’un travail initié par Saint-Benoît Schumann, qui, selon  Fatoumata Sagnane Condé, « ambitionnait de faire un grand film sur Samory Touré, en trois temps, un film qui devrait être fait sur six heures. » Mais par faute de financements, le projet n’avait pu voir le jour, malgré la réduction du scénario à trois heures à l’époque. 

La revue panafricaine CHIMURENG à Conakry

Pour Moussa Kémoko, producteur du film HYRDE DIAMA et ancien directeur général de l’ONACIG, a rappelé que cette production au-delà du fait de revivre l’histoire de la Guinée, a également une vocation pédagogique.

« Le seul message, c’est de susciter des questions que les jeunes cinéastes se demandent comment on a fait ce film, la danse, la musique, etc. »

Le Directeur général de l’Office National du Cinéma, de la Vidéo et de la Photographie de Guinée (ONACIG), Amara Traoré, a pour sa part souligné l’importance du film dans la revalorisation de l’histoire culturelle guinéenne.

« Ce film illustre assez, explique assez,  combien de fois nous étions arrivés culturellement, et qu’est-ce que la Guinée pouvait faire de sa culture, tout en s’imposant en tant que nation émancipée. » Il note que le film « démontre carrément la puissance du cinéma, qui peut, d’un moment à l’autre, donner de la nostalgie  à travers le passé ».

La projection s’inscrit ainsi dans une dynamique de mémoire collective et de transmission culturelle à travers le cinéma.

Ibrahima Alhassane Camara

Leave A Reply