CINÉMA : LE PROJET « MOURAMANIYA, ÇA TOURNE EN GUINÉE » PRÉSENTE SES 30 LAURÉATS
Les initiateurs du projet « MOURAMANIYA, ÇA TOURNE EN GUINÉE » ont organisé une conférence de presse ce vendredi au Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG). L’objectif était de présenter officiellement le projet et annoncer la liste des 30 candidats sélectionnés parmi une centaine de postulants.
La rencontre a réuni plusieurs candidats, des enseignants-chercheurs, des journalistes guinéens ainsi que des responsables du CCFG. Sur plus de 100 candidatures venues de tout le pays, 30 jeunes ont été sélectionnés pour participer à la création d’un écosystème cinématographique guinéen dynamique et compétitif.
Le projet couvre plus de neuf domaines du cinéma, notamment à l’écriture documentaire et la réalisation, l’écriture de fiction et de séries TV, la réalisation, le montage, l’image, le son (prise de son, mixage, étalonnage), la direction d’acteurs, la production exécutive et la régie.
Souleymane Diallo, auteur et réalisateur, coordinateur du projet, est revenu sur les objectifs et les avancées déjà réalisées.
« Le projet MOURAMANIYA, ÇA TOURNE EN GUINÉE est soutenu par l’Ambassade de France en Guinée et en Sierra Leone, ainsi que par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. Il vise à mettre en place un laboratoire de création, de production et de post-production au sein du CCFG, afin d’accompagner de jeunes Guinéens dans les différents métiers du cinéma : écriture, réalisation, son, image, montage, décor, étalonnage, production exécutive et direction d’acteurs. L’idée est de contribuer à la construction d’un écosystème solide et durable pour le cinéma guinéen. »

Grâce à ce programme, 30 jeunes seront accompagnés dans la réalisation de productions cinématographiques et bénéficieront de neuf mois de formation. Pour les initiateurs, l’ambition est claire : porter le cinéma guinéen au-delà des frontières nationales.
Concernant la sélection, Souleymane Gando Diallo a insisté sur la transparence du processus :
« Il y a eu une centaine de candidatures. Nous avons d’abord procédé à une présélection, pour en retenir une quarantaine que nous avons ensuite rencontrée en entretien. Nous avons évalué leur disponibilité, leurs motivations et leurs parcours avant de choisir les trente candidats définitifs. Ces jeunes seront accompagnés pendant neuf mois pour apprendre le métier tout en réalisant leurs propres films. », a expliqué le réalisateur du film ‘’Le cimetière de la pellicule’’.
Parmi les candidats retenus figure Alhassane Barry, enseignant à l’Institut Supérieur des Arts Mory Kanté de Dubréka. Il a exprimé sa satisfaction et souligné l’importance de la formation continue.
« Actuellement, j’enseigne l’audiovisuel. Mais je me suis dit qu’il n’est ni honteux ni ridicule de venir apprendre encore, même avec des personnes que j’ai moi-même formées à l’école. C’est une occasion de se renforcer. La connaissance ne se limite pas, il faut toujours apprendre davantage. »
Ibrahima Alhassane Camara / Lamarana Sow