LE MINISTRE DE LA CULTURE AUX PHOTOGRAPHES : « VOUS VALORISEZ NOS DIVERSITÉS. »
La Journée mondiale de la photographie a été célébrée ce mardi à la Maison des jeunes de Ratoma, en présence de plusieurs personnalités du pays, de représentants d’institutions culturelles et d’un large public de photographes professionnels et amateurs.
Parmi les invités figuraient notamment le maire de la commune de Ratoma, l’honorable Fabara Koné ainsi que d’autres acteurs du secteur. L’événement, placé sous le signe de « La Guinée d’hier, reflet de notre identité », a été marqué par un carnaval d’ouverture accompagné de fanfares. Ensuite, s’en est suivi des panels et de moments de prises de vues photographiques. Cet événement organisé par l’Office National du Cinéma de la Vidéo et de la Photographie de Guinée ONACIG a marqué également la présence de son personnel.
Présidant la cérémonie, le ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moise Sylla, a mis en lumière l’importance de la photographie dans la société guinéenne. « La photographie, bien plus qu’un art, est le miroir de notre identité, le témoin silencieux de nos émotions et le sculpteur de nos mémoires collectives dans le temps et l’espace. »
Le ministre a souligné la capacité de la photographie à créer des ponts là où il n’en existe pas, à rapprocher les distances et à bâtir des univers visuels. Il a indiqué que chaque photographe en République de Guinée est avant tout un bâtisseur. « Vous fixez nos récits. Vous rendez visible nos histoires. Vous valorisez nos diversités. »
Il a également salué le rôle des photographes dans la préservation de la mémoire nationale et la promotion de la cohésion sociale : « Vos images projettent la Guinée dans le futur tout en préservant son présent. Vous êtes des passeurs de mémoire, des artisans de cohésion nationale. »

Face aux défis posés par les avancées technologiques, notamment la prolifération des smartphones et l’intelligence artificielle, le ministre a interrogé les participants sur les moyens de préserver la valeur du regard professionnel. « Comment continuer à faire reconnaître la valeur authentique du regard professionnel ? Comment peut-on réussir à être authentique dans un univers où tout change à la vitesse de la lumière ? » s’interroge-t-il avant de déclarer que « La qualité d’une image prise par un appareil ne peut être la même que celle prise par un téléphone. »
En guise de perspective, le ministre a encouragé une dynamique collective pour faire face aux mutations du secteur : « Toutefois, ensemble, nous pouvons relever ce défi à travers la professionnalisation, la formation, l’innovation et la structuration de la filière. »
Ibrahima Alhassane Camara