JOURNÉE MONDIALE DE LA PHOTOGRAPHIE : DE GRANDES ANNONCES DU DG DE L’ONACIG POUR STRUCTURER LE SECTEUR EN GUINÉE

La Journée mondiale de la photographie a été célébrée ce mardi en République de Guinée sous l’égide de l’Office National du Cinéma, de la Vidéo et de la Photographie (ONACIG). L’événement a été marqué par l’annonce de plusieurs mesures et projets par le directeur général de l’ONACIG, Amara Traoré.

À cette occasion, le directeur général a présenté un nouveau projet intitulé WOFAMATO, porté par l’ONACIG. Ce projet vise à faire découvrir la Guinée à travers des images mettant en valeur les dimensions culturelles, artistiques, artisanales et touristiques du pays.

Parmi les annonces majeures, Amara Traoré a révélé que l’ONACIG dispose désormais de données précises sur les acteurs du secteur. Il a déclaré que « la Guinée compte 750 photographes professionnels, définis comme des personnes maîtrisant les techniques et l’éthique du métier. Nous avons également 10 500 et quelques photographes qui sont semi-professionnels. »

Concernant cette classification, le directeur général a précisé que ces semi-professionnels sont souvent des personnes n’ayant pas suivi de formation formelle mais exerçant dans les quartiers, à travers des studios ou sur le terrain. Il a ajouté que des initiatives de formation sont prévues pour renforcer leurs compétences.

L’ONACIG a également estimé à plus de 5,5 millions le nombre de personnes utilisant en Guinée des appareils photo, smartphones, tablettes ou caméras à des fins personnelles, commerciales ou de loisirs.

Dans un contexte où la pratique de la photographie est devenue très répandue, le Directeur général de  l’ONACIG a exprimé sa volonté de mieux structurer et encadrer la profession. Amara Traoré a rappelé que, bien que la photographie soit un métier libéral, toute personne exerçant dans ce domaine devrait se référer à l’ONACIG. Il a précisé : « Nous octroyons des autorisations pour exercer le métier. En faisant référence à l’ONACIG, cela nous permettra de leur faire savoir si le photographe est au niveau A, B ou C. »

Selon cette nouvelle catégorisation qui est en cours et qui devrait être une réalité palpable, les photographes de niveau A sont ceux ayant suivi les formations les plus poussées et maîtrisant les équipements professionnels.

Les photographes de niveau B sont considérés comme semi-professionnels.

Les photographes de niveau C sont ceux qui utilisent des équipements sans connaissances techniques approfondies.

Le directeur général a souligné que toute personne ou État souhaitant recourir aux services d’un photographe pourra se rapprocher de l’ONACIG afin de vérifier si le professionnel est en règle avec les normes établies.

Ibrhamima Alhassane Camara

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